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"Pauperes Commilitones Christi Templique Salomnici"
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Le village de Payens dont il porte le nom se situe à 12 km au nord ouest de Troyes,
ancienne capitale de la province et résidence des comtes./ Dans sa traduction française
de l'Eraclès, "Guillaume de Tyr" le nomme ainsi : '"Hues de Paiens delez Troies".
L'orthographe n'étant pas stabilisée, on relève dans les manuscrits des XIIe et
XIIIe siècles, vingt-deux graphies de ce nom de famille : " Peanz, Painz, Pahans,
Pedanes..." La prononciation actuelle qu' il convient d' employer est " pin ".
* Hugues de Payens vécut en Champagne aprés 1070. C'est plus tard, en 1104, qu'il accompagne son suzerain "Hugues
de Champagne" en Terre Sainte où il demeura pendant trois ans. De retour chez lui, Hugues de Payens épouse une jeune fille
noble du sud de la Champagne, "Elisabeth de Chappes". Ils auront trois enfants nés entre 1108 et 1114, prénommés Gibin,
Isabelle et Thibaud.
* En 1113, Hugues de Payens signe une charte de donation du "Comte de Champagne". Le document porte l'inscription suivante : "Hugo, dominus (seigneur) de Peanz". Un an plus tard, il repart en Terre Sainte, mais cette fois-ci s'y installe définitivement. Il doit alors se séparer de sa femme, qui entre au couvent et y restera jusqu' à la mort de son mari.
* Hugues de Payns rejoint les chevaliers qui œuvraient à la protection du tombeau du Christ, haut lieu de pèlerinage, à Jérusalem. Ce groupe de nobles vivait alors sous la protection et l'autorité des chanoines du Saint-Sépulcre [1]. Il était vraisemblablement hébergé à l'hôpital Saint-Jean de Jérusalem.
* C'est en 1119 que naît l'idée de créer une milice indépendante appelée "militia Christi" à l'origine de "l' Ordre du Temple" fondé en 1128 en la cathédrale de Troyes. Hugues de Payens dirigea l' Ordre du Temple pendant près de vingt ans, jusqu'à sa mort en Palestine en 1136. Il était âgé de 66 ans.
Les Templiers

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* " l' Ordre du TEMPLE fondé par Hugues de Payens en 1128
en la Cathédrale de TROYE.
" Ordre "militaire religieux", né de la période des croisades ".
* En l' An 1000, la chevalerie est mal perçue., par son idéologie et par sa violence. Pour en faire les champion de
la Paix, l' Eglise va lui demander sa protection, ainsi que celle de la Veuve et de l'Orphelin. De par ces dispositions
les hommes, se voient privés de porter des armes.
* Vers 1131, cette idéologie chevaleresque paraît sous un nouveau jour avec la création de l' Ordre du Temple, qui
permettra de mieux canaliser la violence en instituant < La Paix de Dieu > qui fait que --- Moines--- Clercs--- Femmes,
qui ne doivent pas porter d'armes, se trouvant protégés par la "¨ Paix de Dieu "
*L'An 1152, "Baudouin II", roi de Jérusalem, leur octroi une partie de son Palais, à l'emplacement du Temple de Salomon
Ils deviennent rapidement " Les Chevaliers du Temple ". Le temple eu a subir de nombreuses destructions, dont celle qui
lui fut fatale en l' An 135 a.J.C, par l' Empereur romain Hadrien, Gouverneur de Syrie, qui détruisit Jérusalem.
La Trêve de Dieu, fait suite au mouvement de la "Paix de Dieu" débuté en 989 au "Concile de Charroux", débute
avec le Synode d'Elne (où concile de Toulouse) en 1027 et a survécu sous des formes variées jusqu'au XIIIe siècle.
Le Chevalier de l' Ordre du Temple,
*À la fois réceptrice et émettrice, la croix, agissant sur l'essence de l'existence, unit en son point
central tous les antagonismes et les complémentaires, non pour les annuler ou les détruire, mais
pour les harmoniser afin de leur donner force et puissance qui agira sur l' homme nouveau et
universel" qu'était le Templier, dont l'archétype était le maître, "coeur" et réceptacle des pouvoirs,
puissances et connaissance de l'Ordre.
*Tout commence dans les années de la première croisade en Terre Sainte 1096-1099 , il fallait assurer
la sécurité des Pèlerins car bien souvent les pèlerinages devenaient parfois tragiques.
- Concile de Troye -
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A noter, que c'est "l'Empereur ADRIEN", qui fit construire le "Pont du Gard" ainsi que les "Arènes de Nimes"
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C'est au "Concile de Troye" le 14 Janvier 1128 avec les recommandations
de "Saint Bernard de Clairveaux" que l' Ordre est véritablement créé.*La règle est
bientôt approuvée et publiée par le concile de Troyes. Elle servira de "Code Civil"
interne à l'Ordre, régissant le fonctionnement de cette organisation très
rigoureuse.
*Du fait de l’alliance prônée entre idéal chevaleresque et idéal monastique, le succès du Temple
est rapide. De nombreuses donations, dont le legs, volonté inappliquée, d’une partie du royaume
d’Aragon par le roi "Alphonse le Batailleur ", viennent remplir ses caisses et lui permettent une
politique systématique d’acquisition de terres et de défrichements.
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L' Ordre du Temple, est un "Ordre religieux et militaire" fondé en 1119 en "Terre Sainte".
Après la première croisade, à l' initiative de "Hugues de PAYENS" dont la mission était de défendre
la Chrétienté en Orient. La présence des Templiers se manifesta dans de nombreuses "Commanderies"
au travers du "Vexin français". L'histoire de cet Ordre est très dense en événements, pendant
plus de 150 ans, qui se termina tragiquement.
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C'est seulement en 1147, que le " Pape Eugène III " octroi aux Templiers la
"Croix pattée rouge"
portée sur l'épaule gauche
de leur grand manteau blanc.
Entre 1117 et 1314, les Templiers firent beaucoup de choses, ce serait toute une histoire à raconter sachez seulement
qu’ils construisirent 700 églises dont 12 cathédrales.
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Deux siècles vont passer |
*Deux siècles vont passer,les Templiers reviennent en Occident après la chute de "Saint Jean d' Acre "en 1291.
Après la dernière tentative de Croisade de Saint Louis, le bastion Franc "Acre" tombait aux mains des Musulmans.
Les Templiers se retirèrent à Chypre dans l' espoir d' une nouvelle croisade et de reconquête. Mais face à
l' immobilisme des rois d' Europe, ils quittèrent Chypre et décidèrent de rejoindre Paris, qui devient la "Maison
principale du Temple", toujours sous la protection du Pape, qui seul avait pouvoir sur l' Ordre.
*L' Ordre ayant perdu de vue la reconquête des lieux saints de Pèlerins quittés en 1291,
s'enrichissait au fil du temps, achats - intérêts- prêts accordés, nombreuses donations de
riches familles pour le salut de leur âme, legs des seigneurs ou chevaliers qui souhaitaient
devenir Templier et confient leurs richesses. Dons des manants pour aider dans leur mission
initiale de protection des Pèlerins. Quêtes organisées dans les Eglises. Redevances sur les
Marchés - Moulins - chasses - coupes de bois sur leurs terres. L' Ordre était devenu le 1er
propriétaire foncier de l' Europe.
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* Il y eut certaines provocation vis à vis du "Pouvoir Temporel". Différentes tensions ne plaisaient pas à tout le monde. Les Templiers devenaient dangereux et risquaient de dépasser le Roi de France. en fonction.
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"" la mala fama "
A partir de 1305, le roi de France, Philippe le Bel, évoqua pour la première fois la " mala fama "
(la mauvaise renommée) qui tournait autour des Templiers.
*.On ne compte plus les clichés, les
légendes, les fausses énigmes dont Philippe le bel continue à être l'objet
ou le prétexte.
Les énigmes vraies sont bien suffisantes. Le roi en est une à lui seul. Et
la première de toutes. Froid, calculateur,
timide,
pauvre homme balloté ? Son silence est habilité, refuge ou abdication ? Sa foi est-elle cause première ou prétexte? Son
amitié est-elle fidélité ou favoritisme?
* Le gouvernement est une deuxième énigme. Roi de fer et homme de paille? Prince sage et conseillés avisés? Jeu subtil de la compétence et du pragmatisme. Chacune de ces affaires dont est faite l'histoire du règne est en soi une question : Pourquoi les Juifs? Pourquoi le Temple? Pourquoi la dévaluation?
* Même si l'on met de coté les images traditionnelles quel drame que cette lutte du roi chrétien et du Souverain Pontife! Quel drame que cet affrontement d'un ordre naguère respecté d'Orient en Occident ! Quel drame que cette fièvre qui s'empare du marché monétaire et qui fait connaître à la France, pour la première fois, dans un même temps, l'inflation galopante et l'instabilité des valeurs !
IIIIIIIIIIII O IIIIIIIIIII
* "Philipe le Bel" envieux des Templiers du fait de leur richesse,
finit par trahir ceux-ci en faisant opérer le Vendredi 14 Octobre 1307
au matin, l' arrestation d'une grande partie des Templiers du Royaume.
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Le Pape Clément V,
(pontificat: 1305-1314
Maladif et faible de caractère, il ne serait qu'un pantin dans les mains du roi de France. Avec le roi de France,
il marche contre les Templiers ( moines-chevaliers en Orient, qui défendent les lieux saints ). Ils ont dissolue
l'Ordre du Temple en 1313. Nombre de religieux dont le Pape en personne avait ordonné la torture, à Rome,
périrent sur le bûcher. Pendant 70 ans, les Papes étaient dépendants des rois de France, et l' Église tant par
leur népotisme éhonté que par l' étalage d'un luxe scandaleux. La corruption, le trafic des charges ecclésiastiques,
la simonie avaient trouvé, sous son pontificat, un terreau idéal pour proliférer.
En 1301, Clément V dresse un réquisitoire contre la politique de Philippe le Bel, qui menacé d' excommunication
réclame de son coté la déposition du Pape et sur conseil de "Guillaume de Nogaret", professeur de droit romain que
le roi Philippe IV le Bel,nomme chancelier en 1302 ders lettres diffamantes où le pape fut accusé de tous les crimes,
y compris celui
de Sodomie, furent envoyées à toutes les cours d'Europe et surtout répandues
en France.
Puis Philippe décida d'employer la manière forte, en envoyant Guillaume Nogaret muni de lettres royales avec une
bonne escouade afin de ramener le pape en France et de le faire juger par un concile.
Mais Clément VIl, menacé et injurié par Nogaret qui le somme de le suivre à Lyon.se serait défendu en criant; Voilà
mon cou, voila ma tête, mais je mourrais en Pape, en traitant Nogaret de "fils de Cathare".Des cavaliers romains et la
population prennent la défense du Pape. Nogaret est obligé de quitter la ville.
***Mais un an plus tôt, pendant qu'il était légat du PapeGrégoire XI , il a réprimé l' insurrection de Cersena et en
massacrant les 4.000 habitants.
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*Les Templiers en liberté eurent recours au Pape, mais il ne les écouta pas. Menacé parle "roi Philippe le Bel",
le " Pape Clément V "se voit dans l'obligation de prendre des mesures contre les Templiers et d' abolir
l'Ordre du Temple " le 22 Mars1312. Mais très affecté par cette humiliation infligée par Philipe le Bel,
[ le Pape meurt un mois après.]
*Le grand maître déchu de l'ordre du Temple, "Jacques de MOLAY"", effectua dans cette "tour du prisonnier"
de GISORS, un court séjour en 1314. Curieux clin d'œil de l' histoire, il avait au préalable pu apprécier l'art
consommé des bâtisseurs de "Philippe Auguste" lors d'un passage à Chinon (1308).
LE PROCES
*** Jacues de MOLAY, comparait le 26 Novembre 1309, devant la Commission Papale.***
En 1309 . On lui demanda, s'il voulait défendre l'Ordre , car les Commissaires avaient trouvé ce biais pour confondre
les Templiers. Jacques Molay leur répondit, qu'il n'avait pas les lumières qu'il fallait , ( non ita sapiens sicut expedirect
nec tante constitu ) pour se charger de défendre l' Ordre lui seul. .
..Jacques de Molay, après avoir avoué tout ce que l’on voulait, au mois d’août 1309, quand s’ouvre le deuxième procès
des Templiers, défend son Ordre, puis se rétracte à nouveau. Enfin, il précise qu’il ne défendra son Ordre que devant le Pape.
Le 7 février 1310, 33 Templiers déclarent vouloir défendre l’Ordre. Ainsi le frère Bertrand de Saint Paul déclare :
" jamais je n’ai avoué les erreurs imputées à l’Ordre, ni ne les avouerai tout cela est faux.".
Le 7 avril, Pierre de Boulogne, porte parole des défenseurs des Templiers, lit une déclaration capitale : il affirme que toutes les accusations proférées contre ses frères sont mensongères. Il se refuse à admettre aucun laïc parmi ses juges.. Le 2 mai les défenseurs de l’Ordre du temple sont 573!!!Changement de comportement : Les Templiers passent de la fatalité humiliante de leur sort à la défense de leur Ordre avant tout. Nogaret contre-attaque.
Le 10 mai 1310, l’archevêque de Sens, Philippe de Marigny, parfaitement dévoué au roi Philippe IV, réunit à Paris un synode. Deux jours seulement après avoir pris séance, le grand synode condamne au bûcher 54 Templiers de Paris qui venaient défendre l’Ordre. On les brûle le même jour. Bravant toute crainte, avec un courage exemplaire le frère Aymeri de Villers-le-duc, déclare à son tour : j’ai reconnu quelques unes de ces accusations, je l’avoue, mais c’était sous l’effet des tourments que m’avaient fait subir "G. de Marcilly" et "Hugues de la Celle", chevaliers du roi lors de leur enquête. J’ai vu, hier, mener en charrette 54 de mes frères pour être brûlés vifs faute d’avoir avoué ces crimes...ah !! si moi je devais être brûlé, j’ai trop peur de la mort, je ne la supporterais pas !!! je céderais.... j’avouerais sous serment...tous les crimes qu’on impute à l’ordre. J’avouerai que j’ai tué Dieu si on me le demandait.
Le 18 mai On apprend,que le principal avocat des Templiers, Pierre de Bologne, a disparu. Naturellement on déclare qu’il s’est évadé. Alors, désespérés 44 Templiers font savoir qu’ils renoncent à défendre leur Ordre. Les magistrats, tout heureux, ajournent leurs travaux au mois de décembre. les accusés ne songent plus à renier leurs déclarations. Avec un ensemble étonnant ils reviennent à leurs premiers " aveux ".
Le 5 juin 1311
, l’instruction est close et le dossier expédié au pape. Le "Concile oecuménique de Vienne" s’assemble en octobre 1311. Neuf Templiers encore libres se présentent venant défendre l’Ordre. Clément V ne daigne pas les entendreet ils sont jetés en prison.
Le 3 avril 1312, le pape prononce la dissolution de l’Ordre des Templiers. Les biens des Templiers reviennent aux Hospitaliers. Ainsi est réalisée la fusion désirée par Philippe le Bel (mais sans trésor !!! ).
Les questions des interrogatoires sous la torture
* - Comment les frères ont-ils été reçus au temple ?
* - a-ton emmené les frères derrière l'autel
où ailleurs, aprés la cérémonie, pour les contraindre de renier le Christ
par
trois fois et de cracher sur la croix ?
*- Les a-ton
ensuite dévêtus et baisés "en bout de l’échine", sous la ceinture sur le
nombril et en la bouche ?
;*- Les a-ton
invités à pratiquer la sodomie ?
*- Les chapelains refusent t-il de pratiquer la
consécration de l’hostie pendant la messe ?
(c’est à dire, ce dont on
accusait en son temps, les Cathares).
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Une suprême habileté de Nogaret vengeur (petit-fils de Cathare) : il avait convaincu le roi de demander à l’Inquisition (qui avait torturé tant de Cathares) de mener les interrogatoires.
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Philippe fait torturer les Templiers par l'Inquisition après avoir fait main basse sur leurs richesses terriennes et leurs livres de comptes (le trésor, lui, avait disparu). Sans vergogne, le roi Philippe IV ose faire appel à l'Inquisition alors que le 8 décembre 1301, il excluait le saint Office en écrivant à l’évêque de Toulouse : " Sous le couvert d’une répression licite, ils ont osé des choses complètement illicites ; sous l’apparence de la piété, des choses impies ; sous prétexte de défendre la foi catholique, ils ont commis des forfaits " (suite à de nombreux abus dont ils s'étaient rendus coupables en Languedoc).
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I ' INQUISITEUR GUILLAUME de PARIS
Guillaume de Paris, Inquisiteur de France, confesseur du roi, précise à tous les prieurs dominicains de recevoir et d’interroger au plus tôt les Templiers qui leur seront amenés. Sur les milliers d'hommes torturés (les troupes "Milice Templière" étaient à ce moment précis, fortes de plus de 15 000 hommes),
Lettre du 24
août 1307.
Le manifeste du Roi contient une phrase terrible : Nous nous sommes rendus
aux prières et aux réquisitions de Guillaume de Paris, inquisiteur de la
foi;
"nous lui avons promis le secours
de notre bras;... nous avons décidé que les "Templiers seraient entendus",
parce que s'il est parmi eux des innocents, il faut qu'ils soient éprouvés
comme l'or dans la fournaise"
.
Il s'ensuivait qu'il fallait faire passer des aveux aux Templiers et par tous les moyens qu'ils subissent la torture
Sur les 15.000 hommes ----- 138 Templiers torturés à Paris finissent par reconnaître tout ce que l'on veut pourvu que l'on cesse de les torturer : Ces prisonniers sont interrogés à Paris dans la salle basse du Temple par l'inquisiteur Guillaume de Paris (en fait, 36 meurent des suites de ces tortures !) et ils finissent tous par avouer les accusations car ils ne résistent pas aux conditions de détention et aux séances de questions (os écrasés, dents arrachées, membres écartelés ou disloqués, aux tenailles, etc.)
Jean de Château ---- Villars --- Henri de Hercigny --- Jean de Paris. nieront jusqu'au bout--Tous interrogés
le 9 Novembre au cours d'une séance à
laquelle n'assistent ni l'inquisiteur lui-même ni celui qui le seconde en
général : Nicolas d'Ennezat ; ceux-ci s'occupent le même jour du Templier
Visiteur de France, Hugues de Pairaud.
Durant cette période, de
nombreux Templiers ont réussi à fuir de France, et à atteindre les autres
pays d’Europe. 54 Templiers sont condamnés à mort, et sont brûlés
vifs le lendemain tout en se déclarant innocents. Bossuet écrit à leur
propos : "Ils avouèrent dans les tortures ; ils nièrent dans les supplices
et à l'heure de la mort."
Extraits des principaux interrogatoires
Geoffroy de Charnay , précepteur de toute la Normandie
questionné le 21 octobre 1307
Frère Geoffrey
: On m’apporta une croix où il y avait l’image de Jésus Christ ; le frère
Amaury
me dit de ne pas croire en celui dont l’image était là, peinte, car c’était
un faux prophète ; ce n’était pas Dieu il me fit renier Jésus Christ trois
fois.
L’inquisiteur
: Avez vous craché sur l’image ?
Frère Geoffroy
: Je n’en ai pas mémoire...
L’inquisiteur
: Et le baiser ?
Frère Geoffroy
: J’embrasais sur le nombril celui qui me recevait.
Hugues de Pairaud, Visiteur de France
Il avoua tout ce qu’on voulut : que le reniement, le crachement sur la croix faisaient partie des statuts et qu’il avait lui même conseillé la sodomie, mais dans l'espoir de sauver les quelques-uns qui pourraient supporter les tortures, ils précisa que tous les frères n'étaient pas reçus suivant ces rites. Alors, on ordonna une suspension d’audience. On l'emmena de ses juges vers les bourreaux et quand on ramena Hugues de Pairaud , il revint sur les derniers termes de sa déclaration " J’ai mal compris. J’ai mal entendu ; je crois bien que tous les frères sont reçus comme je l’ai été."
2 deuxième comparution...
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Jacques de Molay, Grand Maître des Templiers,
Jacques de Molay : Voici 42 ans que j’ai été reçu à Beaune, au diocèse d’Autun par le frère Humbert de Pairaud, chevalier, en présence du frère Amaury de la roche et de plusieurs autres. Je fis d’abord toutes sortes de promesses au sujet des observances et des statuts de l’ordre, puis l’on m’imposa le manteau. Le frère Humbert fit ensuite apporter une croix d’airain où se trouve l’image du crucifié, et m’enjoignit de renier le Christ figuré sur cette croix. De mauvais gré, je le fis ; le frère Humbert me dit ensuite de cracher sur la croix je crachai à terre.
L’inquisiteur :
Combien de fois ?
Jacques de Molay :
Une seulement j’en ai
bonne mémoire.
L’inquisiteur :
Quand vous avez fait voeu de chasteté,vous fut-il dit après de vous unir
charnellement avec les autres frères?
Jacques de Molay :
Non, je ne l’ai jamais
fait
Jacques de Molay :
Je ne crois pas que le
cérémonial ait été pour moi diffèrent de ce qu’il est pour les autres ;
quant à moi, je n’en ai pas reçu un bien grand nombre. Après leur réception
toutefois, je priais les assistants de mener à part les nouveaux profès, et
de leur faire part de ce qu’ils devaient. Mon intention était qu’ils
accomplissent ce que j’avais accompli moi-même, et qu’on les reçut selon les
mêmes cérémonies.
L’inquisiteur :
Avez vous proféré quelque fausseté, ou mêlé des mensonges à votre
déposition, par crainte de torture, de prison ou autre ? avez vous celé la
vérité ?
Jacques de Molay :
Non, je n’ai rien dit que
la vérité, pour le salut de mon âme.
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La sentence
Le 18 mars 1314,
* Jacques de Molay , qui n'avait plus comparu depuis 4 ans.
Hugues de Pairaud,
* Geoffroy de Charnay,
Geoffroy de Gonneville
sont conduits sur le parvis de Notre Dame pour entendre la sentence prononcée contre eux, après être restés très longtemps au secret. Face au Peuple, Lecture de la "Sentence de la Condamnation".
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* le tribunal les condamnent à la prison à vie.
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Malgré les tortures, malgré la prison endurée malgré leurs reniements et leurs rétractations, malgré cette triste sentence,
dans un dernier sursaut Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay se retournent vers le peuple en criant que les aveux
ne sont que calomnies.
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Jacques de Molay interpelle le peuple et lui crie : la règle du temple est sainte, juste et catholique !! ".
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18 mars 1314, les quatre chevaliers furent amenés au portail de Notre-Dame pour écouter leur sentence ; à savoir le « mur »,
la détention à perpétuité.
Molay et Charnay avaient été soutenus jusque-là par l'assurance d'une délivrance prochaine, plusieurs fois promise : ils étaient en prison depuis sept ans ; ils refusèrent d'y rentrer désespérés.
Dans son Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, l'abbé de VERTOT, affirme qu'au moment où tous
ses juges et tout Paris s'attendaient à voir Jacques de Molay confirmer publiquement ses prétendus aveux, « on fut bien surpris lorsque ce prisonnier secouant les chaînes dont il était chargé, s'avança jusqu'au bord de l'échafaud, d'une contenance assurée ; puis, élevant la voix pour être mieux entendu : il est bien juste, s'écria-t-il, que dans un si terrible jour, et dans les derniers moments de ma vie, je découvre toute l'iniquité du mensonge, et que je fasse triompher la vérité.
Sur ordre des " Délégués apostoliques," un sergent du roi bâillonne la bouche de Molay pour l’empêcher de poursuivre.
Enfin, le peuple lancent des cris de reproche : pourquoi les empêche t-on de s'exprimer ?
* Les cardinaux ordonnent qu'on remette les deux condamnés aux mains du " Prévôt de Paris ".
* Philippe le Bel est informé aussitôt des incidents et prend sans hésiter une "décision fatale et définitive", l’ordre royal tombe comme un glaive : La MORT.
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Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay seront brûlés vif sur le champ...
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Pointe de l' Ile de la Cité - Lieu de l'exécution
Et puisque qu’on élèvera des bûchers, on en profitera pour brûler vifs 37 autres Templiers
dont les aveux ont paru trop peu convaincants.
xxxxxxxxxxxxxxxx
Malédiction de Jacques Molay sur le bûcher.
à Paris, le 18 Mars 13

* Quoiqu'il en soit Le 18 Mars 1314, "Jacques de Molay"
et "Geoffroy de Charnay" furent livrés aux flammes du bûcher
dans "l' Ille de la Cité" à Paris. C'est du haut de son bûcher
que " Jacques de Molay " lança son anathème :
----o-----
« ... S’en
viendra un brief temps meschié
Sur cels qui nous damnent à tort
Dieu en vengera nostre mort.
Seingnors, ici, sachiez, sans tère,
Que tous cels qui nous sont contrères,
Por nous en auront à souffrir ».
|
--- Les malédictions ---
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"Pape Clément"... chevalier "Guillaume de Nogaret"..."roi Philippe le Bel" avant un an, je vous cite à paraître au "Tribunal de Dieu" pour y recevoir votre juste châtiment Maudits ! Maudits ! vous serez tous maudits jusqu' à la treizième génération de vos races !...
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*Ces paroles rapportées par le "Chroniqueur Geoffroy de PARIS" furent prononcées le 19 Mars 1312, par le dernier
"Grand Maître de Templiers" : "Jacques MOLAY", supplicié sur le "bûcher de l' îlot des Juifs", avec le "Récepteur de Normandie", "Geoffroy de CHARNAY". Cet îlot à la pointe de "l' île de la Cité" devait son nom aux nombreux juifs
qu' on y avait fait brûler. Réuni à un second îlot, il forme aujourd'hui le square du " VERT GALAN ".
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* Le Pape, Clément V, mourut , le 20 AVRIL 1312 après avoir ingurgité un plat d' émeraudes pillées destinées à le guérir de ses maux digestifs.
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* Le roi " "Philippe le BEL ", meurt le 29 Novembre 1312 au cours d'une chasse au sanglier, jeté bas de son cheval.
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* Après "Philippe le Bel", la lignée des rois de France, fut baptisée "les Rois Maudits".
Cette lignée s'est éteinte après 22 successeurs, " Louis XVI " fut le dernier.
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" Guillaume de NOGARET " homme de Loi, au service de " Philippe le BEL " en qualité de : "Légiste du roi" avait une réputation d' intransigeance qui ne favorisait pas sa popularité ---- Guillaume de NOGARET, est mort dans des conditions étranges ----
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" Esquieu de FLORIAN " " Grand INQUISITEUR " est mort poignardé.
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" Gérard de LAVENA et Bernard PALET " Les deux principaux témoins de l'accusation sont morts pendus.
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*Et pour la petite histoire, "le dernier roi de France" Louis XVI , fut enfermé à Paris dans la
"Tour carrée" aux tourelles rondes, qui servi de ( maison-mère aux Templiers...)
*Les "biens" du Temple reviennent aux "Hospitaliers" ou aux Ordres successeurs qui sont créés
en Espagne."l' Ordre de Notre-Dame-de-Mortessa" dans la Région de Valence et "l'Ordre du Christ"
au Portugal.
*En l'An 1318, plus de 3000 chevaliers du Temple, malgré son abolition par le Pape, se réunirent à Spoleto
(en Ombrie - Italie).Une faction décida de venger le Temple et perpétuer les secrets de la Chevalerie.
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Les templiers vont enfin être officiellement pardonnés par le Vatican. Pardon sous forme de la publication d'un document qui n'a pas vu le jour ou de lecteurs depuis 700ans.
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Un livre intitulé, Processus contra Templarios, sera publié par les archives secrètes du Vatican le 25 octobre. Ce document promet de restaurer la réputation des templiers. Dissous en 1314 pardonnés en 2007, il n'y a pas à dire tout avance. Dommage que cette déclaration ne ressorte de sa boîte que 700 ans plus tard. Cela mérite quand même un pardon, non !
IIIIIIIIIIII0IIIIIIIIIII
Le seul trésor templier dont les archives ont livré la trace, précise Alain Demurger, est celui rassemblé par l’ancien visiteur de France, Hugues de Pairaud, qui le remit au commandeur de Dormelles, près de Moret-sur-Loing, Pierre Gaudes. Ce dernier, inquiet du sort à venir des Templiers, confia le 22 septembre 1307 ce « petit coffre » à un pêcheur, qui le cacha sous son lit. Là, il fut trouvé et remis à l’autorité royale. Il contenait 1 189 monnaies d’or et 5 010 d’argent, soit une vingtaine de kilos. Pour le reste, les maisons templières ne livrent pas davantage de trouvailles que d’autres établissements d’exploitation seigneuriale.
L. T.
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