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La femme, considérée comme mineure, reste toute sa vie soumise à une tutelle masculine. Dans les temps les plus anciens, le mariage cum manu la fait passer de l'autorité paternelle à l'autorité maritale. Il s'agit toujours de l'autorité absolue patria potestas du chef de famille pater familias qui a droit de vie et de mort sur tous ceux qui habitent sous son toit. Il peut punir de mort son épouse pour adultère ou pour toute autre raison.

., les plébéiens ayant
obtenu le droit de mariage avec les familles patriciennes, celles-ci font
triompher progressivement le mariage
sine manu : l'épouse reste alors, même
après le mariage, sous l'autorité du père qui désigne pour lui succéder un
tuteur légitime.

,
la patria potestas
est progressivement limitée. La tutelle légitime, affaiblie par les lois d'AUGUSTE,
sera complètement supprimée au IIe siècle après JC. Le mari peut répudier son
épouse notamment pour stérilité, tentative d'avortement, falsification des
clés...à condition de restituer la dot à la famille de celle-ci. Les femmes
n'acquièrent le droit au divorce qu'au début de l'Empire.

ou mère de famille doit se comporter en épouse soumise, rester à la maison pour
filer et tisser la laine, activité qui symbolise les devoirs mais aussi la
dignité de sa fonction. Gardienne du foyer, et dotée d'un certain pouvoir à
l'intérieur de la maison : elle dirige les servantes (le trousseau de clés
qu'elle détient est l'emblème de son pouvoir), elle a la charge d'éduquer les
jeunes enfants qui conservent pour elle un immense respect.
, elles
manifestent dans la rue pour réclamer l'abrogation d'une loi d'austérité
qui limitait leurs dépenses de toilette. Admises dans les banquets, plus instruites et cultivées qu'autrefois, elles
participent de plus en plus à la vie mondaine, culturelle et politique de leur temps, même si elles n'ont pas le
droit de vote ni celui de participer aux assemblées.
les hommes voient
avec inquiétude les femmes envahir des terrains jusque là
réservés aux hommes : la littérature, les sports et même les sports de combat (les spectacles de gladiatrices
sont réputés). Elles participent, surtout dans les milieux riches, au relâchement général des moeurs, elles
rivalisent parfois de vulgarité avec les hommes dans les banquets, et multiplient adultères et divorces.
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, la silhouette de la femme doit
être élancée , de taille mince, la poitrine haute , petite et rentrée, au
profit du ventre et des hanches qui doivent être projetés en avant.( signe de
procréation certaine ) .Les fortes poitrines sont considérées comme
inesthétiques et doivent disparaître sous un triple bandage très serré.

On ne sait que faire de cette pécheresse potentielle, de cet être dont la sexualité est un piège pour l'homme. Pour empêcher la femme de nuire, il faut qu'elle soit une épouse soumise à son mari ou
au Christ, pleurante et prosternée comme "Marie-Madeleine" , dont l' image devient un exemple de
par sa grande pénitence, seule possibilité de rachat.

j,_ 
la femme est considérée comme investigatrice du Pêché originel. Objet de l'hérésie soupçonnée de porter maléfices et poison. Toujours inassouvie, incapable de maîtriser ses passions dévorantes
|
|
, doit se méfier des
séductions de la mode. Point de corsages trop décolletés ou trop ajustés.
Elle doit marcher la tête droite, les paupières baissées,de manière à ne pas
voir, l'homme ou la femme,qui se trouve à ses cotés. Une femme maquillée est
vouée à l'enfer irrémédiablement, mais si " Elle " avoue n' avoir couché
avec son Ecuyer, qu' une (douzaine de fois), Elle ne risque que le purgatoire. Pour vaincre ces corruptrices, le mariage
et les grossesses répétées semblaient être les seuls remèdes, avec une chance
sur deux d'en mourir.

en théorie était indissoluble. Ce sont les parents qui unissent les
enfants. Pour les garçons dès l'age de 14 ans,
de 12 ans pour les filles..C'est
la famille qui dicte les liens matrimoniaux. Les fillettes sont
promises dès la naissance et se retrouvent bien souvent avec des hommes âgés.
La cérémonie est sacralisée. Pour protéger la femme de son mari, celui ci
doit constituer un capital (douaire) dont le montant est fixé au tiers ou
moitié de ses biens... A la mort de sa femme, le douaire revient aux enfants de
son époux même si il est remarié.
*
, est un acte
risqué. Un taux important de mortalité du fait d' avortements cause principale
de viols, du manque d'hygiène, ajouter à cela l'infanticide et l' abandon pure
et simple de l'enfant non désiré. Pour ce qui est de la "césarienne" elle est < seulement
pratiquée sur le cadavre > de la mère défunte.
, est très protégée. De par la Loi, Elle peut déroger à
une comparution devant un tribunal. Lors d'une condamnation à mort, la
sentence < ne sera mise à exécution > qu' après la naissance de
l' enfant, car l'on ne donne pas la mort à celle qui doit donner la vie.


, où dans l'univers rude des châteaux ,les
rapport de force sont viriles et agressifs en permanence, la femme ne compte
guère. Le Mariage est un instrument d'alliances, qui se négocient et qui dans
certaines circonstances peuvent aller jusqu'au rapt obligeant celle ci a
accepter l'union. Son sort est lié à la terre, aussi sert elle de monnaie
d'échange pour le Seigneur désirant renforcer ses biens, pour lui et sa
descendance. Faute de n
e
pouvoir accéder à la maternité, elle se verra imposer des concubines, la
répudiation ou le Couvent.
*Par contre, il lui était possible de manger de cette racine à forme humaine, plante magique et suspecte
à la fois, considérée comme aphrodisiaque et fécondante, la Mandragore -"Mandragora officinarum"
femme à cette époque, était maléfique. Il était dit , que lorsquel'on arrachait la plante du sol, elle criait
et la mort était certaine pour celui qui l' entendait. Les gens prétendaient, que cette plante ne poussait
que sous les arbres de pendus....
![]()

Scène de mariage
La nouvelle religion chrétienne qui s'installa rapidement à Rome ne dérogea pas
à cette règle, en partie pour asseoir son pouvoir moral sur les païens qui
continuaient libre derrières les murs ( ou les rideaux ), quitte à diaboliser
les uns contre les autres.
Extraits :
. « ![]()
.............répondit d'abord par des conseils d'abstinence sexuelle qui aboutirent au VIe siècle à plus de "cent cinquante jours de chasteté, ne laissant aux époux et aux seuls époux que deux cents jours où il leur était 'loisible de s'unir', restriction faite, bien sûr, des pratiques érotiques et des rapports oraux, considérés avilissants, non plus, comme à Rome, à cause du plaisir recherché, mais parce ce que la femme fait à son mari, elle le fait afin qu'il l'aime par ses agissements diaboliques.
..

La bénédiction
la coutume
voulait que, la première nuit, le nouvel époux s'abstienne par égard à
son épouse,de déflorer celle ci, L' épreuve
était pour le marié particulièrement éprouvante, aussi cette fameuse nuit se deroulait elle................
................... comme un viol légal et l'épouse en sortait 'offensée contre son mari' formule qui mérite un éclaircissement :
faute de déflorer sa femme, se contenter de la sodomiser>, car en effet, « la sodomie conjugale était assez répandue au début
du XVe siècle »
DIBIE Pascal
Etnolologie de la chambre a coucher
*
, est
tout de même important, puisqu'en l' absence de son "' Chevalier de mari ", son
rôle est d'administrer ses biens. En sa présence, la femme après le repas
du soir, doit s' occuper de son mari, le masser, le peigner,
l' épouiller consciencieusement, se tenir à son entière disposition. Le mariage engage plus les biens que les personnes, les sentiments entre époux ne sont que bienséance.
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* Le Mariage est indissoluble, mais chez les nobles il en va différemment.

n'est autorisée
qu'après enquête de moralité effectuée par un ecclésiastique, pour des
motifs de stérilité ou d'impuissance, de consanguinité et de l'ordination de l'un des conjoints. De là un
nombre important de femmes se retrouve tout simplement enfermées dans les couvents pour simplifier
les choses.
| |
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*** Je fais ce qui me poursuit et poursuit ce qui me fait ***
*
Et
c'est là que " l'Amour devient adultère." Le Prestige de la DAME de conditions
supérieures auprès des chevaliers, écuyers et célibataires donne libre court
aux Amours secrets. Le
Chevalier comme cela se conçoit dans le système féodal, est respectueux
de sa condition inférieure, doit faire preuve d'humilité, de respect, et d'une
loyauté sans faille.
Il doit conquérir sa Dame aux attitudes lointaines et inaccessibles, toutes les épreuves érotiques sont permises à condition de ne pas en venir "au fait", et cela malgré les risques d'un mari jaloux, le Chevalier est dans n'importe quelles circonstances prêt à mourir pour sa belle
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Nusoir
Tel celui qui incline un Rameau
Et prend parmi mes Fleurs les plus belles,
J'ai choisi, dans les Ramages d'un haut Bosquet,
La plus Belle entre toutes.
Dieu la fit, sans Défaut, de sa propre beauté
Et ordonna qu'avec Humilité
Fût ornée sa grande Valeur.
Avec un doux Regard, ses Yeux Courtois
Ont fait de Moi, un ardent et fidèle Amant,
Et jamais l'Amour qui est cause de Larmes,
Qui mouillent mon Visage
Ne fût par Moi divulgué.
Mais maintenant il me fait Chanter de bon gré,
Sur une Femme pour laquelle plus d'Un a fait des Grâces...
Le monde des chevaliers est un monde particulièrement brutal. L’idéologie courtoise apparaît de façon certaine au XIIesiècle
en Aquitaine et se répand grâce à sa dame : Aliénor. Il exalte l’amour hors-mariage , amour qui n'est pas consommé,
essentiellement spirituel. Les rapports sont inversés en faveur de la femme, puisque c'est elle qui décide. Le chevalier, lui, va délaisser un temps, le métier des armes, pour se tourner vers l' Art et la poésie, pour plaire à sa belle.

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*Jusqu'à une certaine épreuve de "
l'assag
",
épreuve particulièrement éprouvante,qui consiste
à s'allonger auprès de sa Belle, ceci dans une situation
extrême et tentatrice.
* Il devra surmonter ses "tourments" pour prouver son profond respect et si la Belle est satisfaite, il se verra gratifié d'un baiser.. à condition que l'épreuve soit concluante ... bien sûr... ( quelle époque!!!)
devient un Art. Pratiqué dans le
Sud de la France, il se
répand, dans toute l' Europe. C' était une exaltation de l' âme et une délicieuse souffrance,
tenue impossible entre le mari et femme.
* Seul l' Amour peut mener l' homme à sa perfection morale, puisqu' il, engendre et développe toutes les vertus
* De nombreux poèmes lyriques, illustrèrent la deuxième partie du XII éme siècle.

* A l' Amour courtois, l' Eglise prônait le diabolique et la sorcellerie. De nombreuses femmes furent torturées, aiguilles sous leurs ongles , l'huile bouillante sur les pieds, dans l'espoir de leur faire avouer leur collusion avec le Diable, et pour finir brûlées vive sur le bûcher.

*A l'aube de la Renaissance à partir de l' An 1500, l'activité économique va grandissante, la haine de l' Eglise est rejetée. Les droits de la femme ne font que s'améliorer. Le divorce lui est accordé, elle peut acquérir des Droits de propriétés et le mariage devient un contrat civil, mais l'adultère est toujours durement réprimé.
*La vie professionnelle des femmes en ville, se manifeste par une participation effective à la vie économique. On la retrouve essentiellement dans le commerce d'alimentation et de textile, s'ajoutant aux activités domestiques. En ce qui concerne la campagne, aux impératifs familiaux s'ajoutent l'aide au mari pour le travail des champs. Elles peuvent exercer les métiers de blanchisseuse, bonnetière, repasseuse, couturière et tavernière.
* Contrairement aux prostituées aucune organisation du type "corporatif ", n'intervient dans la gestion de leur profession où les rémunérations, sont très inférieures à celles des hommes. déjà !!!
* Ce qui va suivre , concerne plus " la vie des femmes au Bourg ", que dans les campagnes..........[ La Prostitution ]
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Une femme célèbre, mais très seule
en son temps ...

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* française née à Venise est accueillie par "CHARLES V ", dit, < le Sage > homme amoureux
d' érudition, protecteur d' Art et Littérature, accueille au Louvres toute la famille de Pizzano.
Christine de Pizan, première femme écrivain française vivant de sa plume, est née à Venise,
vers 1364. Elle était fille d'un astrologue italien, Tommaso di Benvenuto da Pizzano, venu à la
cour du roi Charles V, à Paris.Après une éducation soignée elle épouse Étienne du Castel, un
secretaire royal. En 1390, à l'age de 26 ans, elle se trouve veuve avec trois enfants. Privée de
toute ressource, elle s'adresse à la littérature, pour gagner sa vie. En 1419, elle se retire du monde
et meurt au monastère de Poissy vers 1431.
* Christine avait quatre ans et ne se doutait pas
qu' Elle écrirait la vie du Roi, qui l'accueillait.
* Christine, fut la première femme vivant de ses écritures,
mais aussi la première femme dénonçant, les inégalités
de son sexe. La réhabilitation de la femme, fût sa grande préoccupation.
et la lutte qu' Elle entreprend sera poursuivie toute sa vie.
<< ce n'est pas à la faiblesse de son esprit, mais à
son manque d' instruction que la femme doit son infériorité . >>
*
,
Christine de Pisan, va s'attaquer
à l' oeuvre de "Jehan de Meung", Universitaire, qui incarne l"esprit
bourgeois contestataire et très misogyne, auteur de la deuxième
partie du " Roman de la Rose ", qui comporte 1800 vers.

* Christine de Pisan, dénonce la muflerie de l'écrivain
et défend contre lui, l' honneur du sexe faible et marque une étape dans la
promotion de la femme, imposant l'équivalence des deux sexes.
, dans " Les Epîtres sur la roman
de la Rose ", y gagne la gloire et les faveurs de la Reine. Elle est fêtée
et proclamée " Gardienne de l' Ordre de la Rose ", donc, gardienne du
Droit des Dames.
<< A bon Amour, je fais voeux et promesse,
Et à la fleure qui est Rose proclamée,
Qu' à toujours mais la bonne renommée
Je garderais de Dame en toute choses,
Ni par moi Femme ne sera diffamée
Et pour cela prend l' Ordre de la Rose. >>
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* Cette femme cultivée, poétesse , femme de Lettres, qui savait le Latin et l' Italien, s'éteignit vers 1431, laissant derrière Elle, une Oeuvre manuscrite .
Reconnue et étudiée dans les Universités du monde
entier. Elle restera dans nos esprits.


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*** Les Femme au Moyen-Age AUCASSIN et NICOLETTE .***
L' AMOUR AU MOYEN-AGE - Ed. AUBIER MONTAIGNE 1979
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