

****
Danger.......*

|
L
* L' homme *
La
main destructrice de l'homme n' épargne rien de ce qui vit ;
il tue pour se nourrire,
il tue pour se vêtir,
il tue pour se parer,
il tue pour se défendre,
il tue pour s'instruire,
il tue pour s'amuser,
il tue pour tuer ;
roi superbe et terrible, il a besoin de tout et rien ne lui résiste.
Joseph de Maistre. |
*L'homme médiéval, vit dans un monde
fragile,
la crainte des
vivants, mendiants, vagabonds,
colporteurs, tous les exclus,
souvent redoutés.
Des croyances ancestrales, la peur
du diable
au travers de la sorcellerie,
ajoutée aux craintes
de la religion elle même,à celle de
l'enfer.
*L'enracinement, la stabilité en un
lieu, est essentiel .En opposition, une
communauté, qui expulse un
malfaiteur se libère de tout engagement à
son égard. Elle le supprime de la liste de ses membres


La LOI SALIQUE
*Pendant le "Haut Moyen-âge" la peine
de mort est rare. Si l'on considère la "Loi Salique" les exécutions capitales ne
sont pas prévues. Les auteurs d' homicides ou de vol sont condamnés à des
compensations financières. *
*Les rois Mérovingiens affirment bien le principe de
la peine de mort dans des cas bien particuliers crimes politiques, d'adultère,
de moeurs, après que l'accusé ait été soumis à <
l'ordalie > La preuve ordalique
est soumise à la volonté de Dieu.
|
L ' Ordalie,
Jugement
de Dieu
|
*L'ordalie (du vieil anglais =ordal
et du germanique = urthel = jugement. Ce mode de justice est également appelé
"Jugement de Dieu" rituel religieux très ancien.
*L'épreuve consiste a faire passer à
l'accusé des épreuves physiques diverses pour démontrer la justesse de sa cause.
Ceci, sous le regard de la divinité tutélaire de la Justice, qui par définition
ne peut pas laisser périr l'innocent ou triompher l'injustice, prise de
risque arbitrée part le "Destin".
*C'est une justice inquisitoire, ça
ne veut pas dire qu'elle a un lien avec l'inquisition, ça veut dire que la
charge de démontrer la culpabilité de l'accusé revient à ( l'accusé lui même. )
C'est ( en opposition à justice accusatoire ) où c'est à l'accusation de
démontrer la culpabilité de l'accusé
*L'accusé pouvait, par exemple, tremper la
main dans l'huile bouillante en jurant qu'il était innocent. Ou encore, les
parties à un litige pouvaient régler leur différend les armes à la main, Dieu
étant supposé prendre fait et cause pour la justice et faire triompher celui qui
avait raison. Ce qui n'était pas sans risque....

Les lois barbares de l' époque, qui
prônaient la vengeance avec effusion
de sang, ou les supplices les plus
cruels tels:
<
l' éborgnement
>
<
la castration
>
Pour le vol et production de faux
documents ou pour le parjure, ou
avoir violé un serment de paix...
<
amputation des mains
>
<
les doigts sont coupés
>
|
La Loi du Talion doit s'exprimer. |
*Celui qui a été tué, trouve dans sa
parenté, un vengeur, qui rend le sang
pour le sang et cela en toute
impunité. Le sang appelle le sang. (Vendetta
corse...)
* Au
temps des " Leges barbarorum ", les hommes libres règlent leurs
différents en se faisant justice eux
mêmes, La fin du conflit se conclu,
soit par la Vengeance, soit par un
accord..
* Pour les délits portant atteinte à
la communauté elle- même, c'est le
Pouvoir qui intervient. L'
Autorité publique ne vise qu' à limiter la
violence.
----------------o----------------
|
Les grands systèmes juridiques : |
De nombreux codes ont accompagné l' histoire
voici les Principaux :

Le Code d' Urukagina.
*2350 avant J.C,
n'a jamais été découvert, mais d'autres documents
le mentionnent en tant que recueil d' ordonnances"
ou de Lois promulguées par des "Roi Mésopotamiens."
----------------o----------------

Le Code
d' Hammourabi. *1700 avant J.C :
Sous le règne de ce
Roi de Babylone d' un Code juridique élaboré et gravé sur une
stèle faite d'un énorme bloc de "diorite"
de 158 Ko. Le principe
de base : symbole < oeil pour
oeil >
Vers la fin de son règne (- 1792 -1750),
Hammourabi le fit graver
dans plusieurs villes « afin de proclamer la Justice en ce pays, de
régler les
disputes et réparer les torts » (Épilogue).(...)
|
DIORITE =
roche contenant plus de 20% de
quartz de couleur ni noire ni blanche . |
----------------o----------------

Les "
Dix Commandements.
1300 avant J.C.
Le Prophète Moise a
reçu directement de Dieu une
liste de 10 lois, les Dix Commandements, intégrés
plus tard à la Bible.
-----------------o---------------
LES
LOIS DRACON
|
« les lois de Dracon étaient
écrites avec du sang ». |
|
Aussi l'orateur Démode a-t-il pu dire :
« Les plus petites fautes m'ont paru dignes de mort,
je n'ai pu trouver d'autre
punition pour les plus grandes. »
|
Les
Lois de Dracon
. 621 avant J.C : Le Grec Dracon fut chargé de rédiger un Code Juridique pour
Athènes. Ce Code était si sévère que " Dracon" signifie aujourd'hui
< excessivement dur > .
Aucune loi non écrite ne sera appliquée par les
magistrats en aucun cas. Aucun décret, qu'il émane
du Conseil ou du peuple, ne prévaudra sur une loi.
à l'exception du meurtrier d'un parent, s'il apparaît
au temple avant que la sentence ne soit prononcée,
encourt la peine de mort.
* Le "Code
Dracon", un assassin banni,
doit demeurer hors
des frontières
de l' Attique ( Athènes ). Quiconque lui accorde
son soutient, s'expose lui-même a être banni, frappé de la même
malédiction,
est entièrement exclus de la communauté religieuse
et publique. Il perd ses droits sur
sa famille, ses biens, ainsi, qu'à
toute protection. Son
exclusion du lieu est définitive.
* La sentence indique le lieu du
séjour du condamné, afin d' éviter
tout rassemblement des
exilés.
-----------------o---------------
*Pour
les grecs du V et VI ème siècle, la transgression, peut
s'exprimer en terme de " souilleur " dans le terme " avilir
".
*Le meurtre entraîne la "souillure"
due à l' effusion de sang. Pour
effacer la souillure, il faut éloigner le
coupable, c'est à dire l'exil.
|
*** Un tribunal jugeant un
meurtrier, siège à Athènes
à ciel ouvert, afin de
protéger ses murs de la souillures ***
|
-----------------o---------------
|
perpetui
exilii relegatio poena deportationis |
Sous THEODORIC Ier, roi de PARIS, en l' An 507, est institué la
terminologie romaine,
|
Relégation ou l' exil à perpétuité |
Sanction d'un refus de se
soumettre à l' Instruction judiciaire.


La
législation des "Communes italiennes", "les normes
allemandes" les "coutumes françaises", font que, la mort
d' un "banni" à la suite d'une
querelle n'est pas suivie
d'
effets judiciaires.
| "
Rex extra sermonem suum, ponat eum ". |
Clovis III, fils d'Allaric II, roi des Wisigoths,
souhaite donner à son royaume une base
législative et se positionner en tant que...
| "
Fondateur de l' Etat de Droit
" |
prévoit, pour le même délit, " la privation de l'appui du
souverain
".
|
" ipsum mittemus foras nostro |
-----------------o---------------
|
***
Edit de Chilperic I er.***
|
* Jaloux du mariage royal de son demi-frère
SIGEBERT Ier, répudie sa première femme Audovère et épouse
Galswinthe, la fille
aînée du roi des Wisigoths et sœur de Brunehaut (566).
* Un an plus tard, Galswinthe délaissée, émet
le vœu de retourner à Tolède, puis on la trouve un matin étranglée
dans son lit.
Le meurtre, perpétré probablement par sa concubine
Frédégonde, n'empêche pas
CHILPERIC,
de l'épouser à son tour.
* SIGEBERT, roi d'Austrasie, poussé par sa femme
Brunehaut, qui cri vengeance, attaque et vainc, CHIPERIC,
qui est acculé dans
Tournai avec Frédégonde. Ce dernier n'échappe à la perte totale de son
royaume que par
l'assassinat de SIGEBERT Ier.

EDIT :
Mise hors la loi du criminel,
soit confiscation
de ses biens, liberté d'exercer à
son encontre
des sévices sur sa personne.
|
< Qui fut méchant et fit le mal à sa tribu, parcourra les forêts > |

|
* Le Pilori
* Le Carcan * |
PARIS
1165

.
Le condamné est conduit à pied, les deux mains liées en devant et attachés au
cul
de la charrette de l’exécuteur des basses oeuvres, jusqu'à un poteau planté dans
la place publique ; à ce poteau est attachée une chaîne au bout de laquelle pend
un collier de fer de trois doigts de large, ayant une charnière pour l'ouvrir.
On fait
entrer le col nu du patient dans ce collier qu'ensuite on ferme avec un cadenas
;
parfois il porte un écriteau devant et derrière où est écrit son délit, comme
banqueroutier, usurier, etc. Il reste en état aux termes de son arrêt plus ou
moins
d' heures, ou plusieurs jours.
iINQUISITOR
in
www.heresie.com/
| * Le carcan a été aboli par la
loi du 28 avril 1890 * |

**
INFAMIE **
Les signa
"
infamiae " est un obstacle visible et indélébile, pour
distinguer ceux, qui on un passé criminel de ceux, qui vivent dans
le respect des Lois, et qui rend impossible toute coexistence à vie,
avec les autres hommes.
" La marque brûlée au front"
" les oreilles coupées "
" le nez coupé "
" la main coupée "

Le Roi Saint LOUIS

*
Constitue une période
particulière. Système de Justice pénale, instauré par et pour le Pouvoir, afin
d' éliminer toutes formes de
Justice privée. La peine elle même devient l'affaire de l' Etat et non de
l'individu. Saint Louis rend la justice et libre à lui de conclure et d'agir à
sa guise. Il décrète que les poursuites envers certains criminels sont un devoir
public. Le roi disait lui même, qu' on ne puni pas le malfaiteur pour les
méfaits mais pour l'exemple. .
......o.......
*Le
crime quelque soit la gravité
a toujours la possibilité d' être gracié. En exemple le viol de servantes commis
par des jeunes bourgeois de la ville, est le plus souvent impunis.
-----------------o---------------
** LE
VOL **
| *
Le fouet est infligé sur la
place du Châtelet. * |
*
Infligé à Paris,
pour le vol qui peut se traduire par un
bannissement, le malfaiteur est mené dans les rues, aux
sons des trompes.
En premier nous avons "
l' Amende ",
infligée en fonction de la gravité
du crime. Les sommes de
dédommagement, sont versées au trésor de
la ville ou au Souverain, (
rien au plaignant ).

*
La Prison
*
| L'
homme au Moyen Age, bouge tout le temps aussi
la prison pour lui est la mort assurée. |
Et puis, il y a la prison, au départ

d'une durée illimitée, qui
correspond
maintenant à la hauteur de l'amende
ou à la nature du crime commis.
Réservée aux " Fonctionnaires de la
justice et du Trésor
", aux
personnes,
qui ne respectent pas les règlements
du
commerce.


Rue de la Grange aux Belles,
au si joli nom, juste derrière les murs parisiens, abrite l’infâme gibet de Montfaucon. Bâties
sur un petit monticule, 16 hautes colonnes de pierre se dressent, reliées entre
elles sur 3 niveaux. On y pend ainsi jusqu’à 30 personnes par jour, que le
public vient voir.
Le centre du massif de l'édifice était occupé par
une cave profonde, charnier nauséabond, où s'achevaient de pourrir les
restes des suppliciés. Si l'on pense à la quantité de cadavres restés
accrochés aux potences, il est facile d'maginer ces miliers de corbeaux venant y
chercher leur pâture.
Et, distinction morbide d’élégance, les
personnes de rang sont pendues à l’étage le plus élevé (rang tout à fait
relatif : il s’agit des bourgeois ou commerçants, puisque jusqu’à la Révolution
les nobles ont le privilège d’être guillotinés !).
La peine de mort, s' accroît au début du XV ème siècle.
Dans les années à Paris de 1388 à 1392,
87% des voleurs capturés sont
pendus.
...........o...........
* Pour la Justice médiévale, le premier devoir consiste à préserver des criminels la société des gens
honnêtes. Pour les crimes particulièrement graves, les criminels finissent sur
le billot, au bout d' une corde, ou, sur le bûcher.
* Pour comprendre comment se déroule
une exécution capitale au Moyen Age. La sentence de mort est
prononcée, l' exécution est immédiate, qui va se dérouler suivant un rituel
strict et selon le rang social du condamné.
* Les Nobles sont décapités avant d' être "pendus". Ils gardent leurs
vêtements distinctifs, par exemple, le 1er Juillet 1413, lorsque
Pierre des Essarts, Prévost des Marchands de Paris, fut condamné et exécuté,sous
le roi Charles VI, avec ses vêtements.
* En
ce qui concerne les "roturiers", ceux ci n'ont pas la tête tranchée, sauf
intercession de la famille, car il y va de son honneur. Seule la pendaison infamante leur est réservée.

EXECUTIONS PUBLIQUES
-
1315 :
Enguerrand
de Marigny,
qui fut accusé d'avoir dilapidé les fonds
de l'État.
-
Ancien trésorier de
Louis le
Hutin
le fut pendu
Le 30 avril,
en au Gibet de Monfaucon.
-
.
______
-
1322 :
Gérard de la Guette,
Gentilhomme
de Saintonge,
surintendant des Finances,de
-
"
Charles IV dit le Bel
" qui fut accusé d'avoir dilapidé les fonds de l'État ; toutefois on ne put le
-
pendre qu'après sa mort. On commença par l'enfermer dans la tour du Louvre
où il fut interrogé
-
sur ce
qu'étaient devenues les ( rentes de Bayonne ), on le mit à la question, et
les tortures cruelles
-
qu'on lui fit subir le tuèrent. Le peuple traîna son cadavre par les rues et
alla le pendre au gibet
-
de Montfaucon.
-
______
-
-
1328
: ,Pierre REMY seigneur de
Montigny, surintendant des Finances de "Charles
IV le Bel "
-
accusé d'avoir malversé dans les finances du royaume. «
N'ayant pu
se justifier
du crime de
-
péculat
-
Un arrêt du parlement du
25 avril 1328, le condamna à être pendu et, on le conduisait au petit ......
-
" gibet de Mon1tigny " réservé au vulgaire,
Mécontent peut-être de n'avoir pas les honneurs du
-
" gibet de Montfaucon
", s'accusa tout à coup d'une foule de crimes qu'on ne lui reprochait pas,
-
entre autres celui de haute trahison contre le roi et contre l' Etat.
-
-
______
-
-
1378 :
Jacques de Rue,
chambellan de
Charles II de Navarre.
Il executa plusieurs missions pour
-
. son maître. Lors d'une
d'entre elle, il fut arrêté le 25 Mars, ainsi que
Pierre du Tertre
secrétaire
-
de
Charles II de Navarre.
considéré comme complice,subirent des interrogatoires au Châtelet et
-
avouérent deux tentatives
d'empoisonnement sur la personne de Charles V de France, l'une en 1370 ,
-
l'autre en 1378.
-
Comparution devant la
"Grande Chambre du Parlement", furent condamnés à mort et décapités
aux
-
Halles, Leurs têtes furent enfoncées sur une pique, leurs corps furent
démembrés
et pendus au Gibet
-
de Monfaucon. Les bras et les
jambes furent exhibées sur huit potences installées aux principales portes
-
de PARIS.
-
-
_____
-
-
-
1409 :
Jean de Montagu,
homme
politique et
mécène
français. Il porta les
titres de " Vidame de
Lannois,
seigneur de " Montagu en Laye et de Marcoussis
".Surintendant
des Finances de
Charles VI acquit une
immense fortune, ce qui lui
vaudra l'
inimitié du
"Duc de Bourgogne",
Philippe le Hardi
et du roi de Navarre.
Le
7 octobre
1409, il fut arrêté,
sur l’ordre de
Jean sans Peur, fils et
successeur de Philippe le Hardi, et, après
un
procès sommaire, décapité aux Halles de Paris le
17 octobre
1409 et son corps
ensuite pendu au
gibet de
Montfaucon.
Trois ans plus tard, son fils Charles obtint la réhabilitation de sa mémoire et un somptueux
tombeau érigé dans
l’ église du Monastére
des Célestins de
Marcoussis
, qu’il avait fait bâtir pour remercier du recouvrement par
Charles VI
de la raison, après la tragique affaire de la forêt du Mans.
_____
-
1484 :
Olivier Le Daim,
un des principaux
Conseillers du roi de France
Louis XI.
-
En 1476,
il le nomme capitaine du château de
Loches, qui
sert de prison royale et gouverneur de
-
Saint-Quentin.
Olivier le Daim devient bientôt puissant. Et ne tarde pas à se
faire des ennemis.
-
Il parvient à s'emparer de la ville de
Tournai au profit du roi
de France. À la mort du roi, en
-
Août
1483,
ses adversaires le font incarcérer à la
Conciergerie. Il
est aussitôt mis en accusation
-
dans plusieurs affaires : vols, meurtres, emprisonnements arbitraires etc. Condamné à mort, il est
-
pendu au
gibet de
Montfaucon le
21 mai
1484.
-
-
_____
-
-
1527 :
Jacques de Beaune,
Baron de Semblançay, Surintendant
des Finances de François Ier.
-
Débutant sa carrière
au service des finances du roi sous
Louis
XI, il gravit peu à peu les échelons
-
sous
Charles
VIII puis
Louis XII,
jusqu’à être nommé Surintendant des
finances en
1518 par
François Ier.
-
"Jacques de Beaune" est personnellement à la tête d'une fortune considérable. Il
s'est fait construire
-
plusieurs
châteaux dont le
château de "La Carte" à
Ballan-Miré
et le château de "Semblançay".
Son
-
ascension va connaître un terme suite à un différend avec la reine mère
Louise de Savoie. A l'issu d'un
-
jugement controversé, le
27 janvier
1525,
"Jacques de la Beaune" est reconnu créancier de François Ier
-
pour
910 000
livres. Jacques de Beraune
se retire dans sa terre de Ballan, mais lors
d'un voyage à Paris,
-
en janvier
1527, il est
arrêté et mis à la Bastille. Le
9 août
1527
il est condamné à être pendu au
gibet de
-
Montfaucon.
Le
12 août
1527
après avoir vainement attendu sa grâce au pied du gibet, il est pendu.
-
Le supplice du "Baron de Semblançay" inspira un
célèbre épigramme à
Clément Marot,
poème qui
-
figure dans son Adolescence Clémentine.
-
-
Lorsque Maillart, juge d'Enfer, menoit
À Monfaulcon Samblançay l'ame rendre,
À votre advis, lequel des deux tenoit
Meilleur maintien ? Pour le vous faire entendre
Maillard sembloit homme qui mort va
prendre
Et Samblançay fut si ferme vieillart
Que l'on cuydoit, pour vray, qu'il menast pendre
À Montfaulcon le lieutenant Maillart.
* Il fut par la suite réhabilité et il apparut que le
"roi
lui devait en fait de fortes sommes d’argent",
ce qui avait pu contribuer
à son élimination.
WIKEPEDIA
Encyclopédie libre;
|
Exécution de
"Pierre des Essarts " Prévôt de Paris
Le 1er Juillet 1413 |

Pierre des Essarts En
1411, était
Prévôt
de Paris : les
Parisiens lui donnèrent le titre de
Père du peuple pour avoir assuré les
approvisionnements de la capitale au milieu des troubles qui
l'agitaient ; mais
il ne sut pas conserver longtemps leur amour.
On l'accusa d'avoir dilapidé les finances Il
chercha à rétablir son crédit en s'attachant au Dauphin
Louis de Guyenne et
s'empara, au nom de ce prince, de la
Bastille Saint-Antoine,
qui contrôlait
l'accès à Paris par
l'Est.
Mais il y fut assiégé et obligé de se
rendre. Poursuivi comme dilapidateur
par les
Cabochiens, accusé
d'avoir voulu enlever le roi, condamné à mort après une parodprocès, il
est décapité
sur la place des Halles, puis pendu à
Montfaucon en juillet
1413.
L' exécution,
*Fut le dit "Prévôt" pris dedans
le Palais, traîné sur une claie jusqu' à la "Haumerie" située rue Saint
Denis.. Puis assis
sur une planche en la charrette,
tenant une croix de bois en sa main,
vêtu d'une houppelande à carreaux fourrée de martres,
des chausses blanches et
des escafinons (chausson) noirs en ses pieds.
*Il ne faisait que rire, comme il
faisait en sa grande majesté, les gens le tenant pour fou car tous ceux qui le
voyait pleuraient
si piteusement que vous ne ouïssiez oncques parler de
plus grands pleurs pour mort d'homme et lui riait.
*Et sachez, que quand il vit
qu'il convenait qu' il mourût, il s'agenouilla devant le bourreau et baisa une
petite image que le bourreau avait sur sa poitrine et lui pardonna tout
doucement sa mort et pria à tous les seigneuries que son fait ne fût point crié
tant qu'il ne fut pas "décollé",
et on le lui octroya.
*Le corps fut ensuite pendu au
fameux "Gibet de Monfaucon". Pierre des Essarts eu la tête tranchée en
1413, son corps
est resté accroché au gibet pendant trois
ans, La famille obtint de donner à ses os une sépulture chrétienne.
WIKEPEDIA
Encyclopédie libre;

|
Exécution
Capitale
Lucoticia ( Lutèce ) Paris en l'An 360.
|

Le spectacle de l'exécution capitale reste un grand moment de la vie
médiéval. La rue, qui conduit au
supplice est un rue étroite, et boueuses
où mal pavée,encombrée d'immondices,
saturée d'odeurs fortes peu agréables.
Lieu, où s'exerce quantité de
métiers, le tout rythmé par les cloches de l' église
du quartier,les cris de marchand d'eau,de colporteur du " crieur public ", qui
annonçait les mariages, les programmes des foires, les exécutions publiques.
* rue Saint Denis
*
*La "rue Saint Denis"
ou "voie royale" est une rue très peuplée, siège de la
Bourgeoisie parisienne, où siégeaient de nombreux commerçants, en tous genres,
siège des cabarets malfamés, fréquentés volontiers ^par des gens de lettres,
telles
Villon, Boileau, Racine, Molière, animée par un
public abondant, toute espèce, malfrats, trafiquants, prostituées, surtout en
période d'exécution.
|
Cette
foule est là, terrorisée, pour être dominée,prendre exemple,tout en la faisant
participer à l'exécution.
|
<
Battez fort et n'épargnez
pas ce paillard, car il a bien pis desservi
>
*La
charrette d'infamie, arrive
sur le lieu de l'exécution et là un "Responsable de Justice
crie l'acte d'accusation, < le dicteum >
au peuple qui l'écoute. Puis le bourreau fait son office.
*La foule est là, terrorisée, pour
être dominée, pour prendre exemple, tout en la faisant participer à l'exécution.
|
< on ne punit pas le
malfaiteur pour le méfait ,mais pour l'exemple >
|

François Villon
( 1431 ? - 1463 ?)

François de Moncorbier", ou des "Loges", connus
sous le nom de son Professeur Guillaume de "VILLON". Voleur assassinet
pis s'il se peut. Voilà pourtant l'homme, à qui il faut demander tout ce que
le XV ème siècle a produit, ou
peu s' en faut,de haut et profondément pénétrante
poésie : il n'y a pas à
en douter, ce malfaiteur fut un grand poète !Déjà condamné et gracié plusieurs fois par le
"Roi Louis XI"
et "Marie d'Orléans", pour le meurtre d'un certain "Philippe Sermoise",
Prêtre de son état. C'est dans
l' attente de la sentence des jurés, que François
Villon écrivit " La Ballade des
Pendus"'où il donne des
voix aux condamnés, qui vont mourir sur le gibet. Sa peine de mort sera transformée en exil forcé
pendant
10 ans. Après cette sentence François Villon va disparaître de la vie parisienne.
* Le
condamné est placé dans une charrette, la charrette d' infamie, celle de la
boue des rues et des
ordures.. La foule est sollicitée pour insulter le condamné,
on lui jette des pierres et de la
boue.
* A Paris la
décapitation se fera
aux "Heaumerie", (
rue Saint Denis ) où se trouve
l' estrade sur laquelle le condamné est attendu. Si celui ci est
noble,
au pied du
billot, une " toile légère " sera
placée, pour permettre au condamné de s'agenouiller.
S' il s' agit d' un
roturier,
on jettera simplement une " botte de paille " à terre.
* C'
est à ce moment de l'exécution, qu'un " Responsable de la justice ", crie
l' acte d' accusation "
le Dictum
"
au peuple, qui fait
silence en fonction de la solennellité du moment, mais aussi dans l'attente
d' un évènement
inattendu tel, l' échelle du
bourreau qui se casse,ou le bourreau
lui même, qui rate une première fois, la preuve
serait faite de "
l'intervention divine ". Dans
ce cas, la foule demanderait la vie sauve du condamné. Mais rares,
sont ces circonstances très exceptionnelles , pas toujours accordées.
-----------------o---------------
|
la décapitation du
Duc de Mommouth
en 1685 |

Sur l'estrade,tête
sur le billot, le premier coup du bourreau ne se traduisit, que par
une blessure. Le Duc leva la tête et
sembla reprocher au bourreau sa maladresse.
Le Bourreau frappa encore trois
coups, sans arriver a séparer la tête du corps.
Alors que la foule hurlait, le
bourreau jeta sa hache et termina l'exécution au couteau.
Mais, aujourd'
hui ,
en cette belle matinée d' Automne, l' épée du bourreau va s'abattre sur le
cou du condamné, avec précision, la tête roule sur la paille, la foule un
moment indécise, se reprend et c'est dans une immense clameur, quelle salue la
dextérité du bourreau.
| "
La pendaison aux portes de la
ville "
|
En fin du XIV ème siècle,
l'éclat des supplices devient terrorisant des gibets placés en dehors de la
ville à proximité des murailles ont un effet dissuasif. Nous avons les villes d'
ARRAS et
d' AMIENS, qui se trouvent ainsi, ceinturées de cadavres...
|
*
Histoire de pendu, dans notre
cher Vexin
* |
En 1466,
à Paris, un "gros Normand " qui avait longtemps maintenu une sienne fille
et en avait eu plusieurs enfants, se retrouve, lui pendu et étranglé au gibet de
Paris. Elle brûlée à Magny-en-Vexin, près de Pontoise, où le
couple habitait.

* La pendaison
devient le moyen d' exécution le plus utilisé pour les criminels de droit
communs, à laquelle n' échapperont
pas ceux qui sont décapités y
compris quand une partie de leurs membres reste fichés sur des lances pour être
présentés
sur
des Places publiques ou aux portes
de la ville. Ce qui reste de leur corps est pendu au gibet où il est parfois mis
en sac.

* Les gibets commencent à proliférer
hors des murs de
la ville, cette exécution s'
exerce, le long des remparts.
* A cette époque la technique
était rudimentaire. Le
condamné les mains liées dans le
dos, était assis sur le
fait du gibet, on lui passait la
corde au cou, puis il fallait
le faire basculer en arrière.
Cette méthode resta en vigueur
jusqu' à la fin du moyen âge.
_________
*
Au XV ème siècle se développa et se mit en place une Justice royale,
codifiée. Il fallait réglementer la pendaison et en confier l'exécution à
des < personnes
qualifiées >.
|
(
Les - exécuteurs- des- hautes-
oeuvres ) |
Pour limiter les souffrances du
condamné, la corde fut plus longue, on
découvrit que la mort était
instantanée. Mais si la condamnation ,était
d' être pendu "
Haut et court
"cela signifiait, que le condamné, se voyait
infligé un supplice
supplémentaire.
Mais le bourreau était toujours
tenu de [ monter ] au sommet du gibet pour faire basculer le pendu.
***
*
Les femmes
peuvent être pendues comme les hommes, mais elles sont plus
facilement enfouies vivantes, dans une fosse au pied du gibet.... Après
les exécutions, les corps étaient laissés à pourrir sur place au vu du peuple, à
titre dissuasif.
*
Au début du XV ème siècle le " Prévôt
de Paris ", " Guillaume de Tignonville ", fut obligé d'interdire la fréquentation
des gibets parisiens car les os et le sang des suppliciés servaient à
confectionner des poudres utilisées en, sorcellerie.
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